Une aide peut-elle sauver l'emploi automobile en France ? Pas sûr.
Alors que Carlos Ghosn brandit le funeste présage d'une vague massive de suppressions d'emplois dans le secteur automobile en cas d'inaction des gouvernants, il faut se poser la question de l'impact d'une aide sur l'emploi en France.
Les dirigeants des constructeurs ont beau jeu de réclamer des prêts relais et autres soutiens financiers pour permettre au secteur de continuer à investir et donc à survivre, il faut voir quel type d'aide sera réellement efficace, notamment pour nous français.
L'Etat français a choisi d'aider le secteur en soutenant l'investissement, en lissant les effets du chômage partiel pour les salariés et en relançant la consommation par des incitations fiscales que l'on découvrira le 4 décembre.
Mais à quoi bon relancer la consommation de voitures en France pour sauver l'emploi ?
Depuis plusieurs années, la production automobile a "glissé" vers les pays de l'Est après s'être déplacée un temps vers le Sud de l'Europe. Ainsi, chez Renault, dont on rappellera que l'Etat est encore actionnaire à hauteur de 15%, la Twingo est fabriquée en Slovénie et la Clio est pour majorité produite en Turquie ou en Espagne.
En France , ne subsistent que les productions des moyens et haut de gamme dont les ventes chutent depuis des lustres.
Pire, en instaurant le système biaisé et pervers du bonus écologique, l'Etat français a fait basculer le marché national.
Dorénavant, derrière des chiffres globaux de ventes satisfaisants sur lesquels on se gargarise, se cache une réalité pas forcément rose : En France, on n'achète plus que des petites voitures faiblement margées et fabriquées à l'étranger.
Dès lors, quels bénéfices peut-on retirer d'une relance de la consommation automobile en France ?
Sauvegarder l'emploi en Turquie, en Slovénie et en Espagne (ou ailleurs) ? Faire augmenter le chiffre d'affaires sans pour autant faire gagner de l'argent aux constructeurs ?
A défaut de cohérence dans les choix des politiques (ça, on a l'habitude), on pourrait au moins essayer de ne pas saborder un outil industriel français qui n'a pas besoin de ça pour se désagréger de lui-même, confronté qu'il est aux réalités économiques du marché global.
















Sur le fond, je suis d'accord avec toi... Même si comme je l'ai dit, il ne faut pas voir l'industrie auto qu'en terme de production, il y a aussi des bureaux d'études et des centres d'essais pas (encore) délocalisés.
Plus sérieusement, ce que je trouve le plus abérant, c'est que ce soit la plus "privée" des 2 qui pourrait donner des leçons de patriotisme économique à sa rivale encore à 15% "publique". Pour une fois que l'état peut légitimer son interventionnisme dans les choix d'une entreprise, il laisse faire, voire favorise les délocalisations par sa politique autophobe et soit-disant écolo, mais surtout éléctoraliste (non, je ne parlerai pas de la bérézina du E85...)
.C'est pourtant pas les pays producteurs qui nous volent en ce moment. Ensuite l'écologie (elle a bon dos ),protegez la planète qu'ils disent mais et TOTAL qui pollue complètement la région du lac Atabasca au Canada pour extraire les schistes bitumineux (à 50 § le baril ce n'est plus rentable puique le coût d'extraction tourne autour de 70 §











