Tests Subaru et Solberg janvier 08 : Vu de l'intérieur
Col de Portes, Ain, 07H00 du matin. Il fait encore nuit, la nature s’éveille peu à peu. Déjà levés depuis un bon moment, Petter Solberg et Phil Mills descendent de leur monospace et posent le pied sur une route encore propre et sans traces, ce qui ne sera plus le cas lorsqu’ils repartiront. Non, lorsque tout le staff Subaru s’en ira, la petite portion de route longue de 2,5 km gardera en elle les traces des innombrables passages de Mr Solberg, le norvégien venu en terre française pour se préparer au Monte-Carlo.
2,5 km, c’est cours. Mais ce tracé là n’a pas été choisi au hasard. En si peu de distance, ce sont plusieurs épingles, lignes droite bosselées et enchainement interminables de courbes qui se succèdent. Et puis, après trois ou quatre passages rapides, les graviers se trouvant -au départ- sur les bas côtés de la chaussée viendront inexorablement se mettre de la partie. Cette petite portion d’à peine 2,5 km est un condensé de ce que pourra trouver le pilote norvégien sur les routes du "MontéCarle", de quoi passer deux jours complets a fignoler les réglages de sa bombe sur roues.
Tandis que j’assiste, privilégié que je suis, à la mise en place du stand, de la cuisine à l’intérieur d’une caravane et de la gigantesque tente qui servira à tous les membres du team lorsqu’ils prendront leurs repas, je peux enfin contempler la Subaru WRC. Les jeunes mécanos sont à l’œuvre. Telles de petites fourmis, ils vont en tout sens. Pourtant leurs gestes sont d’une précision et d’une efficacité redoutable. Un seul mot de leur supérieur et ceux-ci se mettent au boulot, sans presque échanger une seule parole entre eux. Ils ont, pour la plupart, entre 20 et 30 ans, et j’imagine que pour un mécanicien qui aime le sport, s’occuper toute la journée de la Subaru de P.Solberg doit être une chance incroyable. N’empêche qu’ils bossent comme des dingues de 07h00 à 21h00, presque non-stop, et toujours avec le sourire, même lorsque le public -en nombre dans l’après-midi- s’approche un peu trop du stand et fini par les gêner. Ils zigzaguent alors entre les spectateurs, une jante dans la main droite, un outil dans celle de gauche. Et encore le sourire... Respect !
Un ultime test sur route ouverte effectué par un technicien du team, et je sens bien que cette fois ci, les choses vraiment sérieuses vont enfin commencer. Mills, le copilote, est déjà prêt. Solberg, toujours dans le camion du team, enfile son casque... Il sort... Passe devant moi... Et me fait un petit signe de la tête. Armé de mon appareil photo, je "mitraille".
Tout deux installés dans leur Subaru, moteur démarré, ils échangent des dernière paroles avec les techniciens. Je suis devant la voiture, un genoux à terre, et je mitraille encore, conscient du moment unique que je suis en train de passer. Je suis encore l’un des seuls spectateurs sur place, le jour se lève à peine... Avant de lancer la voiture et de partir comme une bombe, les deux occupants regarderont mon objectif plusieurs fois. Une attitude que je salue encore, tant les deux hommes se rendront disponibles tout au long de ces deux journées. Et ce malgré les problèmes qu’ils rencontreront avec cette Subaru qui ne semble pas encore tout à fait au point...
C’est partit. Un ultime regard vers mon objectif et les deux hommes sont propulsés dans une autre dimension. Le bruit de l’échappement est énorme, l’accélération foudroyante. C’est a se demander si les pneumatiques Pirelli sont en contact avec le bitume. Sur les cent premiers mètres, la Subaru semble voler... Et les pneus sont encore froids et neufs.
S’ensuit une attente interminable... 3 minutes. A peine. La voiture revient déjà... Et s’arrête au stand. Les déboires commencent et la course contre la montre et lancée. Les mécanos, surpris d’une rentrée aux stands si rapide, ne perdent pas de temps et commencent leur démontage/remontage. A partir de ce moment là, il en sera ainsi toute la journée. Toutes les 10 minutes, les mécanos seront à l’œuvre. Changement moteur, suspensions, transmission intégrale, tout y passera ! Et dans une intervalle de temps défiant toute concurrence.
Deux journées presque identiques sont ainsi passées, dans l’odeur d’huile, d’essence, de freins et de pneus brulés. Inoubliable. Et pour vous permettre de partager un peu de cette expérience fabuleuse avec moi, je vous propose une sélection de quelques unes des photos que j’ai pu prendre. Servez vous, rêvez, c’est mon cadeau pour démarrer cette nouvelle année 2008 !
Quant à moi, je referme cette parenthèse sur caradisiac auto pour m’en retourner à mes motos... Ce fût un plaisir de vous rencontrer, amis lecteurs passionnés d’automobiles.






























































, j'espère qu'il plaira au plus grand nombre
Merci pour tes superbes photos 

.... va falloir de mettre au boulot coté 2 roues !! 
.... En même temps, on ne peut pas comparer les serviettes avec les torchons (bouh c'est méchant !)..














