Point info de 15h : pourquoi Ferrari peut faire exploser la F1.
Vous n'êtes pas sans savoir que la Formule 1 vit actuellement son conflit le plus dur depuis près de 30 ans. Le risque de sécession entre les teams appartenant aux grands constructeurs automobiles et la Fédération Internationale de l'Automobile régissant le sport est grand et proche de son point de non-retour. Mais contrairement aux autres conflits des années 70 et 80, un élément du rapport de force s'est extraordinairement modifié donnant à la rupture plus de crédibilité : Ferrari est aujourd'hui plus grand que la F1.
Le magazine américain SportsPro s'est penché sur le versant économique des disciplines sportives de la planète et a établi le premier classement des 200 franchises les plus rémunératrices sur la planète. Si les sports majeurs aux USA trustent les premières places, la surprise se situe à la septième place.
Ferrari Formula One (l'équipe qui court en F1, pas le constructeur) est valorisée à 1.55 milliard de dollars et se positionne devant la discipline qui lui permet d'exister : la Formule 1 classée seulement 9eme avec une valeur estimée à 1.45 milliard de dollars.
Il est dès lors plus facile de comprendre ce qui permet à la FOTA, l'association des Constructeurs présents en F1, appuyée par l'ACEA (associations des constructeurs automobiles européens) de tenir tête à la FIA, une fédération pourtant extrêmement puissante. Le potentiel d'un championnat alternatif dans lequel Ferrari aurait une position centrale serait donc d'un point de vue strictement économique aussi voire plus intéressant que la F1.
Et cela, Max Mosley devenu subitement moins dictatorial dans ses propos envers Ferrari a forcément dû en prendre conscience ces dernières semaines. Car ce que ne mesure pas ce classement et qui est pourtant essentiel dans la guerre entre FIA et FOTA, c'est l'intérêt vital des concurrents de se mesurer au référent, au leader naturel afin de rendre leur combat lisible aux yeux du grand public. Il sera toujours plus "valorisant" (car plus exposé) pour n'importe quelle autre équipe de se positionner face à Ferrari que de bien figurer dans un championnat de F1 vidé de ses meilleurs compétiteurs. C'est cet effet "attractif" qui pourrait bien tuer pour de bon la F1, ou tout du moins la transformer complètement.
Le Top 11 des franchises sportives les plus rémunératrices
1. National Football League (NFL) - $4.5 milliard
2. Major League Baseball (MLB) - $3.9 milliard
3. National Basketball Association (NBA) - $3.35 milliard
4. NASCAR- $1.9 milliard
5. Fifa World Cup - $1.7 milliard
6. Indian Premier League cricket - $1.6 milliard
7. Ferrari Formula One - $1.55 milliard
8. Manchester United - $1.495 milliard
9. Formula One - $1.45 milliard
10. Dallas Cowboys - $1.278 milliard
11. Tiger Woods - $ 1.25 milliard
















cette intéressante analyse touche au coeur du problème : Ferrari n'est pas disposée à faire baisser sa propre cote par des barrières oiseuses qui induiraient une auto limitation de ses propres valeurs. Le fait de se faire battre sur la piste entre très peu en ligne de compte, du fait de l'inertie médiatique. Par contre, se faire imposer un plafonnement budgétaire revient à renoncer à l'image de poursuite de l'excellence, mode de management de la Scuderia. On peut se demander si l'image personnelle de mad max n'est pas perçue en soit comme antinomique de celle de Ferrari et ce, indépendamment des énormes privilèges concédés. L'un des deux doit disparaître et les remarques provocatrices de mad max sur Ferrari et ses dirigeants ont fait basculer les choses. La FOTA ne poura revenir que sur la "dépouille fumante" de mosley, au risque de perdre la face. Or, comme personne n'a de poids ou de courage dans la FIA ...
je suis confusionné. J'en profiterai pour lancer un appel à ceux qui vivraient à Londres : est-ce les bookmakers ont déjà lancé les paris sur la cission, si oui, quelles sont les cotes ? Idem sur la réélection de mad max, puisqu'il a décidé de se représenter, et enfin sur les résultats potentiel des actions en justice contre Ferrari et la FOTA, puisque mad max a là aussi décidé de durcir le ton. Autre paramètre à surveiller aussi, les valeurs de CVC, dettes en particulier, qui s'indexent de façon directe sur toutes les rumeurs. Ils doivent regretter amèrement d'avoir du renoncer à l'entrée en bourse de la F1 il y a trois ans, qui aurait permi aux constructeurs d'aoir plus de poids sur bad bernie. 
) pour commenter les news! G.cooper et vous... ça détend___
___ Bref... pour les bookies... j'étais à Londres il y a peu, pour l'instant R.A.S. Je ne suis pas un acharné du truc, mais à mon avis ça ne va pas tarder du tout! Revenant sur la valeur réelle des écuries, quelqu'un connaît les bilans consolidés des différentes entités?
Nous n'aurons bientôt plus de sujets sur lesquels réfléchir et s'enflammer ! Le racommodage annoncé, la cission annulée, mad max en partance, bad bernie va prendre sa retraite. Bref à part la pression des pneus, j'ai peur que la F1 redevienne lassante. Il nous reste un dernier espoir : Flavio ! 














