Les vacances ne vous auront jamais coûté aussi cher
Les vacances ne vous auront jamais coûté aussi cher
Augmentation discrète mais bien réelle des péages
Un soleil d’été commence à darder ses rayons entre deux averses, ce qui provoque soupirs et rêvasseries en remplissant sa déclaration d’impôt, en pensant aux vacances proches et pourtant si lointaines à la fois. Et pourtant, alors que l’expression « pouvoir d’achat » n’a jamais été aussi déclinée sur tous les tons, vos escapades estivales minutieusement organisées depuis le lendemain du réveillon ne devraient, une fois de plus, jamais ne vous avoir coûté aussi cher. Tous les compteurs étant effectivement à la hausse, que ce soit celui du carburant ou des péages, et même des amendes s’il s’agit de votre tachymètre, voici quelques astuces classiques pour ne pas atteindre la zone rouge.
Les cours du carburant crèvent le plafond
Avec un cours du baril de pétrole dépassant maintenant allègrement la barre des $125, pas besoin d’attendre les vacances pour en ressentir de la douleur, mais la différence se fera bien plus sentir sur les longues distances en étant lesté par la marmaille et les bagages, coincé dans les embouteillages avec la climatisation en position max.
En mai 2007, les litres de SP95 et de gasoil étaient respectivement affichés à 1,340€ et 1,088€ en moyenne. Aujourd’hui, ils sont à 1.460€ et… 1.406€, ce qui représente une augmentation de 9% et de 29% ! Afin de visualiser totalement ce que ça représente dans un budget, prenons un trajet classique de 500km, type Paris/Lyon par exemple. En ne comptant que le carburant, celui-ci vous coûtait en moyenne il y a un an de ça 53,60€ d’essence ou 43,52€ en diesel. Aujourd’hui, cela vous reviendra à 58,40€ ou 56,24€. Presque 13€ de plus pour le même parcours ! Et ce n’est pas fini, puisque certaines prévisions pessimistes annoncent le litre de SP95 à 1,70€ pour cet été…
Mais la note pourrait être un peu plus salé si vous ne suivez quelques recommandations de l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), la plupart tenant d’ailleurs plus du bon sens, comme avoir un véhicule correctement entretenu ou avoir une conduite souple, mais les conséquences de certaines négligences d’apparence plus anodines se comptent en dizaines d’euros.
Vérifier la pression de ses pneumatiques n’est pas par exemple pas un réflexe de nombreux conducteurs. Pourtant, outre le fait que, sous gonflés, ils s’useront de façon anormale, chaque 0,3bar en dessous des préconisations constructeur entraînera une augmentation de consommation de l’ordre de 3%, l’idéal étant même de les surgonfler de 15% en cas de long parcours autoroutier.
Eviter autant que possible d’utiliser une galerie, qui déjà à vide entraîne résistance aérodynamique de l’ordre de 10% et atteignant 15% une fois chargée.
Ne pas forcer sur la climatisation pour obtenir un climat plus tempéré, ce qui est toujours tentant sous un soleil de plomb. Grosse erreur pourtant : diminuer de 8° la température de l’habitacle entraîne une surconsommation moyenne de l’ordre de 16 à 20% suivant si votre voiture est à motorisation essence ou diesel.
Eviter les embouteillages, qui est la pire situation pour faire des économies de carburant, sa consommation pouvant passer tout simplement du simple au double, une résolution difficile à tenir alors qu’on fait la queue à une gare de péage direction les autoroutes du Sud.















