(J'aime du jour 2/2) Le conflit FIA-FOTA comme métaphore
Chose promise chose due. Après un premier J’aime du jour, je m’étais engagé à vous livrer aujourd’hui même un deuxième opus, différent avais-je écrit.
J’aime comme vous le savez maintenant, j’aime toujours et me délecte à n’en plus finir du feuilleton FIA-FOTA.
J’aime d’autant plus ce feuilleton-conflit qu’il me semble constituer une métaphore parfaite de l’état actuel du monde. Je vais tenter d’étayer mon point de vue.
Partons d’une des récentes déclarations fameuses de Max Mosley : « Ces dernières semaines, il est devenu de plus en plus clair, selon les objectifs des équipes dissidentes, que je devais me démettre de la présidence de la FIA. L’année dernière vous m’avez renouvelé votre confiance et, comme je vous l’ai écrit le 16 mai 2008, il n’était pas dans mes intentions de me représenter aux élections d’octobre. Toutefois, à la lumière de l’attaque face au mandat que vous m’avez conféré, je dois me poser la question de savoir si ma décision initiale de na pas me représenter est la plus juste. Il appartient aux membres de la FIA et seulement à eux de choisir démocratiquement leur leader. Ce n’est pas à l’industrie automobile et encore moins aux personnes que cette industrie choisit pour digérer les écuries de F1. Ceci est une attaque aux droits de la FIA de réglementer la championnat mondial de la F1 et, pire, à ses structures et objectifs ». Tout est dit/écrit. On dirait qu’il s’agit d’un conflit opposant le chef d’Etat d’un pays à une multinationale ou un pool de multinationales.
Quiconque s’intéresse à la politique ne pourra donc que se passionner raisonnablement pour ce conflit FIA/FOTA avec ses représentants élus dans des conditions qui ne sont pas sans évoquer celles des élections de représentants de quelque état de par le vaste monde. Dès lors, qu’il soit si souvent question de démocratie, de régime plus ou moins démocratique, plus ou moins autoritaire, est on ne peut plus normal. Le conflit FIA-FOTA comme métaphore certes, mais surtout comme symbole de l’impasse des régimes politiques actuels.
Maintenant, à nos commentaires !
PS : Vous n’aurez pas été sans noter le drôle de logo servant à illustrer cette news. J’avoue avoir consacré une dizaine de secondes pour sa réalisation. Je vous explique comment nous en sommes arrivés là. Il nous est arrivé, sur Caradisiac, d’utiliser le logo officiel de la FIA pour traiter de news liées à cette fédération, sans pour autant y porter atteinte ou la discréditer. Seulement, par voie officielle, la FIA nous a demandé de ne plus utiliser son logo. Dont acte. Il fallait bien trouver quelque chose à la place.















Et puis, un tas de mes collègues adorés utilisent également des tournures pas banales. D'ailleurs avec Pat' et Wilfried nous pourrions peut-être créer un blog. Patrick, depuis le temps qu'on en parle de refaire... 

_____________________________________________ Pour en revenir au sujet, c'est l'éternelle problème du peuple à pouvoir décider les règles. Les démocraties ont apportés beaucoup de liberté au peuple, par rapport au système féodal, ou aux dictatures. Cet apport porte principalement sur le fait de rendre légitime les revendications du peuple, qui peut donc améliorer sa qualité de vie. Mais cette compétence s'arrête la. Le peuple est ignorant en matière politique, et n'a ni la formation, ni les compétences pour prendre des décisions (Malheureusement les élus en sont parfois incapable également, c'est la le drame) C'est au nom de ce principe que Max parle. Il nous dit que si on laisse le peuple décider, on risque d'entrer dans des querelles et des conflits d'intérêts sans fins. _______________________________________________________Bien sur selon la FIA, la FOTA représente le peuple. Mais c'est absurde de dire cela, car la FOTA parle en temps que personne morale, alors que la notion de "peuple" n'est que l'adition des personnes physiques parlant en leur propre nom. La tentative de Mosley d'assimiler la FOTA au peuple est donc inepte. En aucun cas le gouvernement FIA ne peut se targuer d'une quelle conque "supériorité intellectuelle" ni d'une meilleurs habileté à trouver des compromis. _______________________________________________________ La FOTA à la compétence et la légitimité pour prendre des décisions, et la FIA nous a suffisamment prouvé, depuis quelques années, qu'ils font des règlements nuisibles à la F1.











