Damon Hill: "La F1 ne doit pas faire la même erreur que l'Indycar."
Le champion du monde 1996 de Formule 1 Damon Hill est revenu sur la crise qui secoue actuellement le monde de la Formule 1.
Pour lui, il y a un risque de scission entre 2 visions de la discipline... ce qui pourrait tout simplement ruiner l'image de la F1. On se souvient que c'est ce qui était arrivé à l'Indycar, qui a récemment pu réconcilier ses 2 parties.
Voici la déclaration de l'ancien pilote Williams:
"Il n'y a qu'à regarder aux USA ce qui se passe quand vous scindez un championnat en 2. C'est déjà assez difficile comme ça de fédérer les personnes autour d'un seul sport. La séparation ne ferait que ternir l'intérêt de la discipline.
L'intérêt de la F1 s'est réduit ces dernières années. Beaucoup de personnes se sont posées des questions quant aux décisions prises par l'administration de la F1.
C'est peut être devenu aussi divertissant que le Jerry Springer Show, mais ça nuit à la compétition."
Un humour très anglais ! Hill est également revenu sur l'avenir du Grand-Prix de Grande-Bretagne, d'ailleurs il est le président du BRDC (British Racing Drivers' Club).
"Je ne sais pas ce qu'il va se passer. Mais il semblerait qu'il y ait une demande pour un circuit en GB surtout s'il y a un autre championnat.
Toutefois, nous préférons que la F1 continue en tant que telle. Nous avons une relation avec cette discipline depuis 1950, il faut l'entretenir. Maintenant, c'est un business, nous sommes prêts à envisager toutes les hypothèses.
Pour nous (le BRDC est propriétaire du circuit), le circuit doit se maintenir.
Mais de mon point de vue, tout doit être fait pour préserver la F1 telle qu'elle l'est depuis 1950 !"
Aux USA, le Nascar s'était imposé comme la discipline de référence après que l'IndyCar se scinde en 2 parties.
La F1 fera-t-elle la même erreur ?
Source: Autosport.com















L'idée de la FOTA est de s'inspirer de l'ambiance US pour la convivialité et le spectacle. Le vrai problème actuel est la désertion des spectateurs et non la réglementation. Pour faire venir les gens, il faut soit baisser les prix, soit aller en ville. La première solution n'est possible que si ce sont les constructeurs qui payent en partie les billets, ce qui devient faisable s'ils suppriment les intermédiaires. Carlos Gohns vient d'expliquer que c'est exactement ce à quoi pensent les patrons des constructeurs. Ils veulent des spectateurs, des familles, des clients. On n'en est plus aux tergiversations, c'est maintenant le poids des industriels contre celui de Bad Bernie. 












