Berlin s'oppose à la baisse de la TVA sur les carburants
La France et l'Allemagne ont décidément toutes les peines du monde à se mettre d'accord sur les sujet épineux et sensibles touchant à l'automobile. Après l'accord arraché miraculeusement sur les normes futures de rejet CO2, ce sont les taxes sur le prix de l'essence qui s'invitent à la table des discussions.
Nicolas Sarkozy l'a dit : il veut faire baisser les taxes sur le prix du pétrole pour compenser de façon temporaire les hausses vertigineuses. Pour cela, il a besoin d'un accord de l'Europe concernant la fiscalité et notamment sa proposition de plafonner la TVA sur les carburants pour réduire la hausse du prix.
Mais l'Allemagne refuse cette mesure conjoncturelle déclarant "s'opposer à des mesures fiscales à court terme qui empêcheraient l'économie de s'adapter aux prix élevés du pétrole". 2 visions s'opposent.
Le seul accord sorti de la réunion des ministres des Finances de l'Union européenne est d'accepter la publication hebdomadaire des stocks pétroliers européens comme le font déjà les USA ou le Japon. Un accord qui pourrait entrer en vigueur en Octobre après validation du projet que devra soumettre la Commission Européenne. Lenteur...
La France qui a pris la tête de l'Europe pour 6 mois entend mener avec la Banque Centrale Européenne une analyse des marchés pétroliers et un examen des mécanismes de financement par la Banque européenne d'investissement afin de rationaliser et d'optimiser l'efficacité énergétique dans l'Union Europe.
Gros chantier.














Il faut savoir qu'entre le simple au double de la quantité de rejet de CO2, l'impact écologique est complètement négligeable, même si l'on considère toutes les voitures mises en circulation. Ce rejet considéré par les taxes ne concerne que le CO2 (et pas les Nox et autres particules...). En ne considérant que les transports (avions, bateaux, les camions, voiture, etc.), l'augmentation de la quantité de gaz à effet de serre dû aux transports n'est responsable que de 14% de l'augmentation totale de ces gaz dans l'atmosphère. Alors faire varier les rejets de CO2 en les diminuant de quelques pourcents, seulement pour les voitures (et non pas pour tous les transports) ne fera évoluer ce pourcentage que de quelques dixièmes de pourcents (même pas un seul pourcent). Bref, c'est complètement négligeable.











